La vidéo de visite guidée de l’iPad montre le produit en action, pour la première fois depuis longtemps chez Apple. Et il semble que l’iPad soit un objet à tout faire, mais toujours avec les pieds sur la table[1].
Plus je pense à cet iPad, puis j’y vois non pas un objet à utiliser dans le salon, mais à utiliser au lit. On le voit dans cette vidéo, au fond du fauteil, l’iPad n’est pas facile à tenir, à moins de croiser les jambes comme le faisait Steve Jobs lors de son keynote. Et tout le monde n’a pas forcément envie de mettre les pieds sur sa table basse.
Le lit, c’est l’endroit où je relève mes courriels au petit matin, où je lis quelques articles ou vide mes flux RSS dans la foulée, le tout sur l’iPhone. Le lit, c’est aussi l’endroit où j’aime travailler le soir quand la journée a vraiment été fatigante, ou l’endroit où je regarde parfois quelques vidéos sur YouTube, le tout sur le MacBook Air[2]. Mais l’iPhone est trop petit pour répondre de manière étendue à certains mails, et le MacBook Air est déjà trop encombrant pour le faire.
C’est là que l’iPad intervient, comme ordinateur d’avant l’arrivée au bureau (bon, techniquement, mon « bureau » se confond avec mon « bureau », à deux pas du lit), et comme ordinateur d’après le bureau. On retombe sur cette notion d’informatique pervasive[3], s’insérant de plus en plus facilement et de plus en plus profondément dans nos quotidiens, où l’ordinateur personnel tel qu’il a été inventé dans les années 70 et 80 va de plus en plus retourner sur le bureau, et où des objets plus légers vont tenir la place que se disputent aujourd’hui smartphones et ordinateurs portables. L’iPad, à mi-chemin entre les deux en matière d’encombrement, de capacités et de tarif, pourrait bien faire son chemin.
Je ne sais qui du téléphone ou de l’ordinateur portable va le plus en pâtir au niveau des ventes. Je peux cependant avancer sans prendre de risques que quelques scènes de couple vont naître de la présence de l’iPad entre madame et monsieur sur le matelas[4]…
[1] Lire :
L’iPad, les pieds sur la table ? sur Kernel Panic.
[2] De manière générale, la chambre à coucher devient de moins en moins une pièce utilitaire et de plus en plus une pièce à vivre, notamment dans les intérieurs urbains où l’espace est compté.
[3] Lire :
Informatique ubiquitaire sur Wikipedia.
[4] Comme la télé, mais en pire. La télé est rarement un obstacle physique. Un obstacle mental, ça…