Date: mars 8th, 2010
Cate: Photo
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Canon S90 : premières impressions

Après un peu plus d’une centaine de déclenchements, voici mes premières impressions sur ma dernière acquisition photographique, le Canon S90, choisi sur les bons conseils de David.

New toy (Canon Powershot S90) - 20100302 [Stuff]

Encombrement Je ne regrette pas d’avoir choisi le Canon S90 plutôt que son grand frère le G11, ou deux autres appareils qui me faisaient de l’œil, le Sigma DP1/DP2 et le Ricoh GRD III. Il est petit, très petit, trop petit peut-être. Il se fait oublier dans la poche de mon pantalon, et encore plus dans celles de ma Scottevest. Mes grandes paluches cherchent parfois leur position, l’auriculaire et l’annulaire de la main droite passant sous l’appareil, tandis que la main gauche s’occupe de jouer de la molette entourant l’objectif. Avantage : il disparaît dans mes mains, ce qui m’assure une discrétion fantastique qui va me réconcilier avec la photo de rue. Inconvénient : les doigts cherchent parfois à quoi s’agripper, mais certains usinent des grips.

Out of control (Apple Remote) — 20100304 [Stuff]

Contrôles La molette entourant l’objectif, justement, est une petite merveille d’inventivité. Couplée à la roue codeuse typique des Canon, et à un bouton personnalisable, elle permet de prendre un contrôle total de l’appareil. À part quelques photos prises à tête reposée en mode manuel, j’utilise ce S90 en mode priorité ouverture. Je n’ai pas encore trouvé le paramétrage parfait de ces trois zones de contrôle, mais on y vient.

Qualité des images La qualité des images est étonnamment bonne, et c’est ce qui compte, après tout. Le gros capteur (pour un compact) n’y est pas étranger, tout comme le compte modeste des pixels (10MP). La plupart de mes photos ont été prises en extérieur à 80 ISO, en intérieur entre 200 et 400 ISO. À 80 ISO, le bruit est très discret, alors qu’il se fait plus prononcé dès 200 ISO — dépasser 800 ISO relève du cliché de sauvetage. La texture du bruit reste cependant agréable, et comme je ne travaille quasiment qu’en noir et blanc, on retrouve une texture d’image veloutée à souhait, qui me fait me demander si travailler à 400 ou 800 ISO pour de la photo de rue en N&B en touchant un peu au contraste n’est pas la bonne solution, ce qui permet en plus de travailler à des vitesses de déclenchement infiniment plus rapides que le 1/30 à 1/60 qui est la moyenne de cet appareil. Mais c’est peut-être parce que j’envie le style de Sarah.

Knitting 'Ma — 20100306 [People]

De manière générale, la dynamique de ce capteur est limitée, mais là encore, ce n’est pas un problème pour moi qui travaille surtout en noir et blanc (et en RAW), et qui peut me permettre d’exploser le contraste. Les hautes lumières sont facilement brûlées, même à 80 ISO, mais travailler avec la compensation d’exposition à -1/3 ou -2/3 d’EV résout pas mal de problèmes, l’ouverture à f/2.0 au grand-angle permettant ces accommodements.

Si l’ouverture baisse rapidement dans les plus grandes focales, je me suis surpris à prendre 90 % de mes photos au 28mm (moi qui adore le 35…), focale qui permet le plus de flexibilité, et un bel angle de vue. Ce qui me fait dire qu’il manque peut-être une griffe flash à ce S90, ne serait-ce que pour y monter un cul de bouteille faisant office de viseur optique, puisque l’on peut éteindre l’écran LCD en prise de vue. Le mode macro est très efficace, avec une mise au point à 5 cm (3 à 4 en réalité) appréciable. En 28mm macro à f/2.0, on peut jouer de la profondeur de champ (sans évidemment prétendre au bokeh du moindre 50mm à 20 € sur eBay mis derrière un reflex).

Somewhere in between (2) — 20100306 [Stuff]

Bref, ce S90 reste un compact avec ses limitations en terme de qualité d’image, mais le degré de contrôle de l’appareil, les fonctions bien senties, l’autofocus plutôt rapide, l’exposition assez fiable, et le capteur finalement pas si mauvais que ça dans un boîtier minuscule en font un bloc-notes photo presque idéal. Presque, parce que je vais quand même laisser passer un bon mois avant de confirmer les premières impressions (oui, j’apprends la prudence).

PS : toutes les photos présentes dans cet article ont été prises avec le Canon S90, puis importées dans Aperture 3, avec lequel je leur ai appliqué un filtre simulant le développement photo noir et blanc depuis mon film préféré (Ilford HP5 400) sur mon papier préféré (Ilford Ilfospeed RC Grade 3 « Pearl »), avec quelques retouches mineures des courbes. Vous aurez aussi compris que sont des clichés sans prétention (oui, cette phrase est une assurance).

PPS : non, je ne reprends pas officiellement les rênes de ce carnet, qui reste en période de probation, le temps de régler les petits problèmes de vie privée qui m’ont affecté récemment (il se pourrait notamment que je repasse sur un système sur lequel j’ai plus de contrôle ça, c’est fait…). On en reparle, là encore, dans quelques temps.

3 commentaires

  1. KhyuKhyu  
    mars 21st, 2010
    REPLY))

  2. HP5 400 c’est de la péloch, pas du papier…
    Sinon, pas mal.

    1F

  3. mars 21st, 2010
    REPLY))

  4. Oups, je suis en effet allé un peu vite et je me suis mélangé les pinceaux… C’est corrigé, merci !

    2F

    [...] pendant quelques temps, autant apprendre à mieux connaître mon compact, un Canon S90 (lire : Canon S90 : premières impressions). Après tout, la plupart des photos que j’ai pris ces trois derniers mois en [...]

    3F

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